Habitudes de consommation : les nouvelles tendances observées en Moselle

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Observatoire Régional du Commerce

En participant à l’Observatoire Régional du Commerce, la CCIT de Moselle s’est dotée d’un outil d’évaluation des tendances et des évolutions de la consommation des ménages (mosellans et lorrains). Un panel de consommateurs locaux a ainsi été constitué afin de les questionner sur leurs habitudes d’achats. Voici les résultats de la première enquête réalisée au 1er trimestre 2012 auprès d’un échantillon de 1 693 ménages lorrains, dont 671 ménages en Moselle.

Le “Drive” : un format en pleine expansion

Nouveau concept de distribution, le «Drive» est un format développé par les grandes enseignes du secteur alimentaire depuis environ 3 ans (la toute première
unité datant de 2004).
Le client récupère ses achats effectués sur Internet, en un lieu déterminé, qu’il soit accolé à un magasin existant ou déporté (entrepôt seul – environ 13% des «drives»). Le nombre d’établissements a été multiplié par deux entre 2011 et 2012, pour atteindre 1350 unités en France.
Actuellement, les 3 départements les plus équipés sont le Finistère (47 unités), l’Ille-et-Vilaine (45) et le Nord (44). En Moselle, on recense 17 « drives » créés depuis 3 ans.
La part de marché de ce mode de distribution se situe entre 2 et 3 % des ventes de produits de grande consommation, avec une estimation de 6% d’ici à 3 ans.
L’éventail des produits proposés par les grandes enseignes de distribution via le «drive» pourrait s’élargir, notamment dans le secteur non alimentaire.

16% : Part de ménages mosellans ayant déjà acheté au moins une fois dans un « drive ».

Au niveau national et selon certaines études, le taux serait passé de 6,5%-8,5% en 2011 à 19% en 2012. Avec 16%, le marché mosellan suit cette tendance (taux régional : 12%).
Environ 8% du total des ménages mosellans (6% pour la lorraine) utilisent régulièrement le format «drive», dont près de 4% au moins une fois par semaine.

Un moyen de récupérer, voire de fidéliser des consommateurs :

89% : Degré de satisfaction des ménages mosellans ayant utilisé le « drive »

Le principal frein à la fréquentation des «drives» :

53% : Part de ménages mosellans regrettant le manque de contact avec les produits.

Les autres freins :

  • pas d’intérêt ou de connaissance de ce format,
  • pas de «drive» à proximité,
  • l’absence de contact avec les vendeurs,
  • le manque de confiance dans l’utilisation d’Internet,
  • le besoin de sortir ou de flâner pour faire ses achats,
  • l’absence de certains produits ou le manque de choix dans un «drive»,
  • pas de moyen de transport ou livraison à domicile

Des ménages mosellans toujours plus mobiles

L’éclatement des lieux d’activités des ménages, combiné au phénomène du «consommateur-zappeur», tendent à favoriser la fréquentation des commerces se trouvant sur les itinéraires de déplacement, au détriment de ceux situés uniquement à proximité du lieu de résidence.
Ainsi, le consommateur profite de plus en plus de ses déplacements (travail ou accompagnement des enfants) pour effectuer des achats sur son parcours ou sur ses lieux d’activités.

77% : Part de consommateurs mosellans ayant déjà effectué leurs achats à proximité du lieu de travail ou sur le trajet domicile-travail.

40% des consommateurs interrogés achètent régulièrement (1 fois par semaine ou plus) à proximité de leur lieu de travail ou sur leur trajet domicile-travail.

Parmi les ménages (hors retraités ou sans activité professionnelle) qui ne font pas leurs achats à proximité du lieu de travail, ou sur le trajet domicile-travail, 60% d’entre eux effectuent leurs achats à proximité de leur domicile. 39% achètent en dehors des jours de travail. 10% font leurs achats dans un autre lieu (éloigné du domicile et du travail), et 9% disent ne pas disposer de magasin à proximité de leur lieu de travail.

89% : Part des ménages utilisant la voiture comme principal moyen de transport pour les achats.

La marche à pied est à 12% et le bus 4%.


Soldes et ouverture des commerces : un impact important

63% : Part des consommateurs mosellans qui attendent les périodes de soldes pour réaliser certains de leurs achats (moyenne régionale : 57%).
53% : Part des ménages mosellans qui déclarent sortir de leur département de résidence, au moins occasionnellement, voire régulièrement (pour 7% d’entre eux).
Le Luxembourg, l’Allemagne et la Belgique sont les destinations privilégiées en période de soldes pour 66% d’entre eux.

Les autres destinations sont les 3 départements lorrains (28%), et les départements et villes hors Lorraine (Alsace, Paris, Troyes avec ses centres de marques) pour 24%.

Les raisons de cette mobilité en dehors du département de résidence, en période de soldes :

  • L’attrait pour des promotions jugées plus intéressantes en dehors du département, pour 53% des mosellans.
  • pour 28%, il s’agit du phénomène du «tourisme commercial»(le fait de combiner ses achats avec des moments de détente et/ou de visites touristiques),
  • pour 23%, c’est l’absence (ou l’insuffisance) de l’offre commerciale à proximité du lieu de résidence,
  • 15% font les soldes dans les commerces à proximité de leur lieu de travail, ou sur le trajet domicile-travail,
  • 10% achètent lors des dimanches de soldes (taux identique à la moyenne régionale),
  • 10% le font pour les horaires d’ouverture élargis durant ces périodes (moyenne régionale : 8%).

L’avis des consommateurs mosellans interrogés sur les soldes flottants :

56% : Part des ménages interrogés trouvant intéressants les soldes flottants, contre 21% qui n’en voient pas l’intérêt. 23% se déclarent sans opinion sur ce sujet.

En outre, 73% des ménages interrogés disent profiter des opérations de soldes proposées par leurs commerçants, en dehors des périodes habituelles (été/hiver).

Remarque : une incertitude demeure quant à la distinction réelle que font les consommateurs entre soldes flottants et les autres opérations promotionnelles.

Sur le sujet des soldes, comme sur celui de la vente sur Internet, il est bien évident qu’il existe une importante différence d’appréciation entre les ménages, souvent à la recherche de bonnes affaires (réelles ou supposées), et les professionnels (notamment les commerçants traditionnels), confrontés régulièrement à la problématique des prix et de la gestion de leurs marges.

Il est à noter que les pouvoirs publics s’interrogent sur l’intérêt de maintenir le dispositif des soldes flottants, dans la mesure où la multiplication de ces périodes engendre une confusion auprès des consommateurs et des commerçants.

En savoir plus :
Les informations de l’Observatoire du Commerce sont également disponibles sur le site

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